Dans le monde de la vidéo, la pré-production est une étape cruciale. C’est elle qui garantit la cohérence et la fluidité du tournage, en posant des bases solides dès le départ.
Parmi les outils indispensables à cette phase, le storyboard occupe une place centrale. Véritable fil conducteur, il permet de traduire le scénario en images avant même de sortir la caméra. C’est un support artistique mais surtout organisationnel, qui donne au projet une vision claire et partagée par toute l’équipe.
La pré-production permet d’anticiper les choix artistiques et techniques avant le tournage. Elle aide à structurer le projet, à éviter les imprévus et à garantir une narration cohérente.
Parmi les outils de pré-production, le storyboard joue un rôle central. Il pose les fondations de la mise en scène et permet d’aligner toutes les parties prenantes autour d’une même vision.

Une fois le scénario validé, vient le moment de se demander : comment va-t-on raconter cette histoire visuellement ?
C’est le rôle du storyboard. Il aide à définir le cadrage, les mouvements de caméra, les entrées et sorties de champ… bref, à poser les fondations de la mise en scène.
Le storyboard, c’est un peu la version dessinée du film. Comme une bande dessinée, il enchaîne des cases illustrant chacune un plan. Ce document permet de visualiser la construction du récit, de vérifier la logique des enchaînements et de s’assurer que l’histoire fonctionne à l’image.
Chaque plan est représenté par un croquis, plus ou moins détaillé, accompagné de notes : une flèche pour indiquer un mouvement, une annotation pour préciser une intention.

Le storyboard n’est pas un document technique, mais bien un outil visuel et narratif, qui guide la création.
Il a deux objectifs principaux :
En somme, le storyboard est le point de rencontre entre l’écriture et la mise en image, l’étape où l’histoire prend sa forme visuelle.
Le storyboard s’adapte surtout aux formats entièrement écrits et encadrés, où le déroulé du récit est connu à l’avance : courts-métrages, clips, publicités, fictions…
Mais certains types de tournages fonctionnent différemment. Dans le cas d’un documentaire, d’un aftermovie ou d’une captation d’événement, le contenu dépend de ce qui se passe sur le moment. Il est alors impossible de prévoir chaque plan avec précision.
Cela ne signifie pas qu’il faut arriver sur le tournage sans préparation. Même pour un projet plus spontané, il est utile d’avoir une vision d’ensemble.
Dans ces situations, on peut s’appuyer sur ce qui est sûr : un planning, une liste d’actions prévues, ou simplement des moments clés à capturer. À partir de là, on prépare une shootlist, une liste des plans ou types d’images que l’on souhaite capturer.
Cette méthode ne remplace pas un storyboard, mais elle offre un cadre de travail. Elle aide à garder une cohérence dans la narration visuelle, à anticiper les transitions et à construire un rythme dans le montage final.
En bref, qu’il s’agisse d’un storyboard complet ou d’une simple shootlist, l’objectif reste le même : donner une structure au tournage et guider la narration à travers l’image.
Quel que soit ton projet vidéo, et son état de maturation, chez Chroma, nous accompagnons nos clients sur tout le processus de création vidéo, en commençant par l’étape la plus importante : la pré-production.
Une première approche pour créer un storyboard consiste à reprendre le scénario et à le découper chaque fois qu’un nouveau plan est nécessaire — soit pour illustrer une action, soit pour faire ressentir une émotion. Cette méthode permet d’éviter la multiplication inutile des cadrages et d’assurer un rythme visuel clair.
Si vous ne savez pas trop par où commencer pour traduire votre histoire en images, vous pouvez vous appuyer sur un triptyque simple mais efficace : trois échelles de plans essentiels qui garantissent de bien couvrir chaque scène :

L’important, c’est de bien comprendre le scénario et ses intentions. Que veut-on faire ressentir ? Quelle atmosphère doit dominer ? Ces réponses influenceront chaque choix de plan.
Le storyboard ne sert pas uniquement à montrer factuellement ce qui se passe dans le scénario, c’est aussi là qu’on insuffle l’émotion dans l’image. En représentant un personnage seul dans un plan d’ensemble plutôt que dans un plan serré, on renforcera le sentiment d’isolement. Pourtant, l’action qu’il réalise reste la même.
Tous les choix que l’on fait traduisent visuellement les émotions du récit.
Une fois les intentions claires, on passe au croquis. Ce qui compte, ce n’est pas la qualité du dessin, mais la clarté de l’idée : même un trait rapide peut suffire à faire passer l’essentiel.

Chez Chroma, on aime commencer sur papier, mais pour ceux qui préfèrent travailler sur écran, de nombreux outils facilitent la création de storyboards :
Ces plateformes permettent d’organiser ses plans, d’y associer des visuels, des annotations et de partager facilement le résultat avec le reste de l’équipe.
Le storyboard est bien plus qu’un outil de planification : c’est la première concrétisation d’une idée. Il permet de voir, avant le tournage, ce que l’on cherche à raconter et comment on veut le faire ressentir.
Qu’il soit réalisé à la main ou en ligne, il reste un allié précieux pour tout vidéaste souhaitant structurer sa vision et éviter les imprévus. Même lorsqu’il n’est pas obligatoire, réfléchir en images avant de tourner aide toujours à créer des vidéos plus cohérentes et plus fortes.
Prendre le temps de faire un storyboard est une manière de donner à chaque projet une direction claire et une intention assumée. Et c’est souvent là que naît la magie du cinéma.
Chez Chroma, nous accompagnons les marques et agences sur l’ensemble de la chaîne de production vidéo : écriture, storyboard, tournage et montage.
N’hésite pas à nous contacter pour prévoir ensemble la suite de ton projet


